PhD PCI 2 – Évaluation des impacts environnementaux du secteur du bâtiment canadien par l’analyse du cycle de vie dynamique : développement d’un modèle prospectif pour une plus grande utilisation des produits du bois

Détails

Étudiant(e):
Charles Breton

Titre;
PhD, Sciences du bois, ULaval

Co-Direction:
Aucune personne spécifiée.

Partenaire(s)

En 2015, le Québec était le 3e plus grand émetteur de gaz à effet de serre (GES) au Canada, qui est lui-même le deuxième plus grand émetteur de gaz à effet de serre (GES) par habitant au monde. Afin de diminuer ses impacts environnementaux, le Québec vise une réduction de ses émissions de GES de 37,5% par rapport au niveau de 1990 avant 2030, et une réduction de 80-95% pour 2050. Ces objectifs sont très ambitieux. Cependant, des études suggèrent que, comme pour le Canada et le reste du monde, les stratégies actuellement mises en place ne permettront pas au Québec d’atteindre ses objectifs. Le Québec et le Canada pourraient tirer profit de deux de leurs industries importantes, l’industrie du bâtiment et l’industrie de la forêt et des produits du bois, afin de diminuer simultanément leurs émissions de GES. Plusieurs recherches indiquent qu’utiliser des produis du bois provenant d’un aménagement forestier durable dans la construction de bâtiments permet à la fois de maintenir ou d’augmenter les puits de carbone en forêt, de capturer temporairement du carbone dans les bâtiments, et de substituer des matériaux ou des combustibles plus émetteurs. Cette stratégie est intéressante, mais elle est difficile à mettre en oeuvre d’un point de vue politique car ses bénéfices réels sont complexes à évaluer. Il existe plusieurs méthodes permettant d’évaluer les impacts des GES émis par un produit sur l’ensemble de son cycle de vie, mais il n’existe aucun consensus sur la méthode à utiliser pour évaluer les impacts des GES provenant de carbone
biogénique – le carbone contenu dans la biomasse vivante ou morte, comme le bois. Plusieurs méthodes couramment utilisées reposent sur des hypothèses simplificatrices qui ne permettent pas d’évaluer précisément les bénéfices qui pourraient découler d’une plus grande utilisation des produits du bois en construction. Ce projet de doctorat permettra d’améliorer une méthode prometteuse pour évaluer les impacts des GES du carbone biogénique. Cette méthode sera utilisée pour évaluer les avantages environnementaux qu’aurait une plus grande utilisation des produits du bois dans le secteur du bâtiment au Canada. Une attention particulière sera portée aux incertitudes de la méthode afin que celle-ci fournisse toute l’information nécessaire pour une prise de décision éclairée. Les résultats attendus pourraient confirmer qu’une plus grande utilisation des produits du bois diminue les impacts environnementaux des bâtiments, et que les méthodologies actuelles sont trop simplifiées pour pouvoir informer l’établissement de politiques. Si les hypothèses sont exactes, les résultats du projet pourraient justifier la mise en place de politiques ou de subventions encourageant une plus grande utilisation des produits du bois en construction, ce qui représenterait une étape importante dans l’établissement d’une économie québécoise prospère et sobre en carbone.