PhD RDC 52 – Contribution actuarielle à la compréhension des risques assurables liés aux constructions en hauteur de bâtiments non-résidentiels en CLT

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Actuellement, les matériaux utilisés pour les immeubles à plusieurs étages sont généralement le béton et l’acier. Ces matériaux ont le défaut de contribuer significativement aux émissions de carbone, notamment par leur énergie grise. Selon Gosselin et al. (2015, 2016), les motivations pour l’utilisation de matériaux en CLT pour la construction d’édifices non-résidentiels de plusieurs étages sont liées à la durabilité du matériau bois, la rapidité d’érection des bâtiments, la réduction des coûts, la visibilité et la légèreté du matériau. En revanche, les obstacles sont quant à eux liés aux codes de construction, au transfert de technologies, aux coûts de construction, à la durabilité perçue du matériau et à sa disponibilité. À la suite d’une enquête élaborée auprès de plusieurs intervenants (architectes, ingénieurs, etc.) dans le milieu de la construction en Australie, Xia et al. (2014) sont parvenus à des conclusions similaires. Dans leurs études, ces auteurs ont aussi observé que l’un des obstacles en lien avec ces types de construction est l’assurabilité des chantiers pendant la construction et l’assurabilité de ces édifices à la suite de celle-ci. Les contrats d’assurance commerciale comportent des protections pour différents périls, notamment pour les dommages liés au feu, aux dégâts d’eau et au vent. L’objectif du présent projet est d’identifier les facteurs de risque pris en compte dans la tarification d’un contrat d’assurance d’un chantier de construction. Dans ce projet, on vise à faire la synthèse des approches quantitatives utilisées en pratique et présentées dans la recherche académique pour la tarification de l’assurance de l’habitation et de l’assurance commerciale. Ensuite, on vise à identifier les mesures de prévention pouvant être prises pour réduire l’impact des différents périls dans l’assurance d’un chantier en bois ou autre.