PhD RDC 56 – Prise en compte de l’énergie intrinsèque dans l’application du Code national du bâtiment (CNB)

Détails

Direction:
Ben Amor

Titre;
Doctorat, Génie civil, USherbrooke

Co-Direction:
Pierre Blanchet

Les travaux de Lessard et al. (2017) ont bien démontré l’importance de l’énergie intrinsèque des matériaux sur l’impact environnemental des bâtiments dans un contexte énergétique à faible empreinte environnementale comme celui de l’hydroélectricité, c’est-à-dire que sur tout le cycle de vie des bâtiments, l’énergie intrinsèque domine l’impact de l’énergie d’opération. Or, historiquement, les gouvernements québécois et canadien tendent à mettre en place des programmes d’efficacité énergétique des bâtiments mettant ainsi l’emphase sur la phase d’exploitation du bâtiment, donc sur l’énergie d’opération. Bien que des approches d’analyse de cycle de vie permettent d’obtenir une lecture fiable de l’importance de l’énergie intrinsèque des bâtiments, l’outil est inaccessible pour une évaluation dans un cadre normatif. Le projet a pour objectif d’établir des directives prescriptives permettant d’établir un lien entre le rôle de Transition énergétique Québec (TEQ) et la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) qui doit s’assurer de la qualité des travaux et de la sécurité des bâtiments. Un peu à l’image de la partie 9 du CNB, il serait souhaitable d’établir des règles prescriptives basées sur le savoir-faire permettant une prise en compte raisonnable des enjeux d’énergie grise. Afin de converger vers cette approche, un certain nombre d’outils seront considérés. Les différentes méthodes d’analyse de cycle de vie (attributionnelle, conséquentielle, dynamique) (Astudillo et al., 2017) seront utilisées, mais aussi des approches plus simplifiées comme l’ACV rationalisée (Arena et al. 2013, Bellon-Maurel et al. 2015) ou encore les calculateurs simplifiés, comme le calculateur carbone qui est actuellement en développement par Cecobois. Le projet considérera des objectifs de carboneutralité des bâtiments.